La mine de Sifto de Goderich
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Bien que le sel au blanc éclatant de Goderich ait remporté le premier prix à l'Exposition Universelle de Paris de 1867 en surclassant le bien connu sel anglais, la production de masse de sel à Goderich ne débuta pas avant 1880. Les ouvriers disposaient sur des fournaises à bois des chaudrons de fonte en rangées de cent. Chacun de ces chaudrons contenait entre 120 et 140 gallons de saumure pompée. Ce procédé d'évaporation permettait de produire du sel en flocons fins. Toutefois, à mesure que le combustible-bois se consommait, les coûts se mirent à grimper. Les directeurs d'installations décidèrent alors de remplacer les chaudrons peu profonds par des chaudières plus volumineuses et commencèrent à mettre à profit le charbon. Malgré ces modifications, le procédé demeurait trop coûteux et le sel trop grossier. En 1910, les directeurs modernisèrent les opérations en instaurant le procédé de raffinage sous vide, lequel consistait en un réservoir vertical en acier renfermant des conduits chauffants dans lesquels transitait de la vapeur. Ce procédé, maintenant rentable, permettait de produire un sel sous forme de cristaux granuleux largement utilisés comme sel de table.
Fait étonnant, l'exploitation minière à Goderich n'a pas débuté avant la fin des années 1950. En effet, c'est en 1959 que les ingénieurs achevèrent la construction du premier puits de mine, lequel permettait aux mineurs de descendre jusqu'à près de 550 mètres de profond pour aller broyer le sel gemme destiné au déglaçage des routes et aux adoucisseurs d'eau. Un second puits devint opérationnel en 1968 et un troisième en 1983. |
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